NBA 2K27 est sorti le 4 septembre. J'ai NBA 2K26 sur ma PS5, et l'année d'avant, et celle d'avant encore. Cette fois je passe mon tour.
Ce n'est pas une décision facile. J'aime ce jeu. Chaque septembre, la même envie revient, et cette année j'ai résisté. Voilà pourquoi, et pourquoi ce n'est pas un procès en qualité.
Mon verdict en 30 secondes
Je n'achète pas NBA 2K27 parce que je ne veux plus recommencer la même progression. La monnaie virtuelle ne se transfère pas d'un opus au suivant : monter un joueur, c'est repartir de zéro chaque septembre, et les tarifs n'ont pas bougé. À 79,99 € l'édition PS5, plus le prix d'un pack de VC pour qui ne veut pas y passer des mois, l'addition se compare mal à ce que je retrouve. S'ajoute une conviction que j'assume comme telle : le jeu de janvier n'est jamais celui de septembre.
D'où je parle
Je joue à NBA 2K sur PS5. Mon dernier achat, c'est 2K26. Je n'ai pas touché à 2K27 et je ne commenterai donc pas ses sensations de jeu — je m'appuie sur les tests publiés et sur les tarifs officiels des boutiques.
Ce que je connais directement, c'est la progression et le rythme des saisons. Plusieurs années de suite, manette en main.
Ce que disent les tests, et ce n'est pas ce que je dis
Les avis sur NBA 2K27 sont partagés, et il faut le dire avant tout le reste : ce n'est pas un jeu que la critique enterre.
Ce sur quoi les testeurs se rejoignent le plus, c'est la défense : ils décrivent des contestations de tir plus efficaces que dans les épisodes précédents. Le tir, lui, est décrit comme nettement moins permissif — il faut viser correctement la fenêtre verte pour marquer.
Ensuite, ça diverge fortement. ComicBook met 3 sur 5 et pointe des idées qui ne vont pas au bout, une intelligence artificielle capricieuse sur le terrain, et une progression qui pousse à repayer pour chaque personnage. À l'opposé, GamersRD et GameDaily montent toutes deux à 9,5 sur 10, la seconde parlant du meilleur NBA 2K depuis des années.
Autrement dit : personne ne s'accorde vraiment, et je ne prétendrai pas qu'un consensus existe. Ce que je peux dire, c'est que rien dans ces tests ne me dit « ce jeu est raté ». Mon refus n'est pas là.
Ce qui me fait décrocher, et ce que je ne peux pas prouver
Ma conviction tient en une phrase : le problème n'est pas ce que le jeu est en septembre, c'est ce qu'il devient.
Les faits sont plus nuancés que cette impression. Prenons la mise à jour 2.0 de NBA 2K26, en octobre. Athlon rapporte qu'une modification du tir rythmé y provoquait un à-coup à l'armement, et que le directeur du gameplay Mike Wang a annoncé son retrait avant même les notes officielles. Ces notes officielles, elles, établissent autre chose : la même mise à jour resserrait les fenêtres du tir rythmé et durcissait les tirs pris en déséquilibre, à la demande de la communauté. Le retour en arrière portait donc sur un défaut de réactivité, pas sur les chances de marquer. 2K arbitre dans les deux sens, et vite.
Mon opinion, distincte de ce qui précède : une partie de la communauté réclame surtout que ses tirs rentrent, et un studio qui écoute aussi vite finit par arbitrer entre le basket et le confort. C'est un ressenti de joueur, sans démonstration derrière, et il contribue à ma décision de passer mon tour cette année.
La monnaie virtuelle, qui n'a bougé sur rien
L'autre moitié de ma décision est chiffrable, elle.
Sur le PlayStation Store français, NBA 2K27 est à 79,99 € en édition Standard sur PS5, 99,99 € en Deluxe avec 100 000 VC, 149,99 € en Ultra avec 135 000 VC — cette dernière étant proposée pour une durée limitée. Les packs de monnaie virtuelle sont vendus séparément : 19,99 € les 75 000, 49,99 € les 200 000, 99,99 € les 450 000, 149,99 € les 700 000. Mêmes tarifs que l'an dernier.
Côté besoins, les relevés de NBA 2K Lab estiment qu'il faut environ 200 000 VC pour amener un joueur à 85 en note globale, et près de 360 000 pour viser 99, sur les attributs seuls.
Deux scénarios, pour qui choisit d'acheter ses VC plutôt que de les gagner en jouant : le jeu plus le pack de 200 000, soit 129,98 €. Ou le jeu plus le pack de 450 000, soit 179,98 €.
Ce sont des ordres de grandeur, pas un ticket d'entrée. On peut gagner sa VC en jouant, et aucun montant n'achète un niveau de jeu. Ce que ces chiffres mesurent, c'est le raccourci — combien coûte le fait de ne pas y passer des dizaines d'heures.
Et le point qui pèse le plus dans ma décision : la VC ne se transfère pas d'un NBA 2K au suivant. Chaque septembre, la progression repart à zéro. Ce n'est pas un abonnement, mais la mécanique y ressemble.
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Ce que ça me coûte de dire ça
Je l'avais annoncé dans mon papier sur FC 27, et je le tiens : je ne prends pas NBA 2K cette année. Ça n'a rien d'héroïque et ça m'embête un peu.
NBA 2K, c'est un jeu que j'aime vraiment. Il n'y a pas de concurrent sérieux sur le basket — c'est d'ailleurs une partie du problème. Passer septembre sans lui, c'est une habitude qui saute.
Ce qui m'a aidé, ce sont des créateurs spécialisés qui suivent la série toute l'année et dont les avis étaient tièdes cette fois. Je ne les cite pas comme preuve : ce sont des opinions, pas des mesures. Mais quand des gens qui passent leur année sur un seul jeu commencent à hésiter, ça vaut le coup d'écouter.
→ Voir aussi : FC 27, The Grounds : mon avis
Ce que je conseille si tu hésites
Si tu joues surtout à MyNBA ou en Play Now, mon objection ne s'applique quasiment pas : la VC n'y joue presque aucun rôle. Restent les tests, qui divergent — à toi de voir lesquels ressemblent le plus à ce que tu attends d'un NBA 2K.
MyCAREER est un cas à part, même en solo contre l'ordinateur : les attributs de ton joueur se paient en VC quel que soit l'adversaire. C'est précisément ce que ComicBook critique, en soulignant qu'il faut financer séparément chaque personnage. Le mode reste jouable sans dépenser, mais la progression est lente par construction.
Si tu joues en ligne, en Park ou en REC, pose-toi la question avant de payer : combien tu acceptes de mettre au-dessus des 79,99 €, et combien d'heures tu es prêt à donner si la réponse est zéro. Les deux sont des monnaies.
Et si comme moi tu achètes par habitude : rien ne t'oblige à le faire le jour de la sortie. Les jeux de sport sont régulièrement remisés au fil de l'année, et attendre permet de voir passer les premiers ajustements de saison et ce qu'ils changent au tir.
→ Voir aussi : PC ou PS5 en 2026, ce qui a changé pour moi
Questions fréquentes
NBA 2K27 est-il un mauvais jeu ?
Les avis sont partagés et il n'y a pas de consensus. ComicBook lui met 3 sur 5, en critiquant les modes et la place des microtransactions, tandis que GamersRD et GameDaily montent à 9,5 sur 10. Le point de convergence le plus net porte sur la défense, jugée meilleure que les années précédentes.
Combien coûte NBA 2K27 en France ?
Sur le PlayStation Store français, l'édition Standard PS5 est à 79,99 €, la Deluxe à 99,99 € avec 100 000 VC, l'Ultra à 149,99 € avec 135 000 VC. 2K annonce l'édition Ultra comme disponible jusqu'au 6 septembre 2026 seulement. Sur PC, l'édition Standard est annoncée à 69,99 €.
Combien de VC faut-il pour monter un joueur ?
D'après les relevés de NBA 2K Lab, il faut compter environ 200 000 VC pour atteindre 85 en note globale et près de 360 000 pour viser 99, sur les attributs seuls. Le pack de 200 000 VC est vendu 49,99 € et celui de 450 000 est à 99,99 €. La VC peut aussi se gagner en jouant, ces montants mesurent donc le coût du raccourci, pas un passage obligé.
La VC se transfère-t-elle d'un NBA 2K à l'autre ?
Non. Le support officiel de 2K indique que la monnaie virtuelle ne passe pas d'un opus au suivant. En revanche, un solde acquis sur NBA 2K26 n'est pas perdu : il reste utilisable dans NBA 2K26. Acheter le nouvel épisode ne remet pas l'ancien portefeuille à zéro.
Faut-il acheter NBA 2K27 maintenant ou attendre ?
Si tu joues surtout à MyNBA ou en Play Now, la question de la monnaie virtuelle pèse peu dans la décision. Si tu joues en ligne, attendre présente deux avantages : les jeux de sport font l'objet de promotions régulières au fil de l'année, et les premiers ajustements de saison permettent d'observer si le tir plus exigeant du lancement est maintenu ou revu.
